La mise en œuvre de séparations ayant des performances en termes d’acoustique, permettant de créer des espaces partitionnés (éventuellement : avec des ambiances - notamment sonores - différentes) est souvent requise dans le cadre de projets d’aménagement, dès lors que l’un ou plusieurs des concepts suivants font sens [1] :

  • la discrétion : il s’agit de la situation obtenue lorsqu’un effort est requis pour comprendre le contenu d’une conversation émise [1]. Dans ces conditions, la conversation n’est pas une source de distraction.
  • la confidentialité : il s’agit de la situation obtenue lorsque même avec un effort pour comprendre une conversation émise [1], celle-ci reste incompréhensible.

Des protections anti-bruit pour l’amélioration du confort acoustique de locaux de travail et pour établissements recevant du public (ERP) sont ainsi appropriées dans de nombreux contextes :

  • lorsque cela est le cas dans des entreprises :
    • cela peut concerner de (parfois très) grands locaux (e.g. plateaux à aménager, bureaux collectifs ou paysagers, espaces ouverts). Il s’agit souvent d’obtenir des espaces de travail pour des activités diverses e.g. celles qui requièrent l’usage du téléphone, celles qui ont à voir avec un travail administratif, celles que l’on exerce au sein d’un bureau d’études ; pour que chacun ne soit pas gêné par l’activité (professionnelle) des autres, notamment en relation avec le bruit des conversations (mais aussi parfois : en relation avec les sonneries de téléphones - pas seulement dans les centres d'appel et les départements commerciaux -, les émissions sonores d’imprimantes, de traceurs de plans et de divers appareillages plus ou moins spécifiques)
    • (concernant en général des pièces de taille plus réduite) il s’agit parfois d’obtenir des espaces de détente (alors : avec une ambiance calme propice au repos, permettant des conversations à plusieurs sans pour autant provoquer de gêne pour les locaux voisins)
  • lorsque cela est le cas dans des locaux d’accueil de public dans des espaces équipés de guichets :
    • cela peut concerner de nombreux établissements dans le domaine de la santé, du crédit (y compris : dans certains grands magasins), et des sites administratifs (e.g. centres de finances publiques)
  • lorsque cela est le cas dans des restaurants :
    • cela peut concerner des locaux de taille très variable (e.g. restaurant d’entreprise ou de collectivité, cantine - pour citer ceux que l’on fréquente surtout par nécessité - mais aussi de plus ou moins grandes brasseries et salles de restauration en tous genres - il est bien sûr préférable que le qualificatif « grande » ne soit pas lié au nombre de couverts mais à la qualité des menus et du service -) ; pour offrir une ambiance calme permettant aux occupants de profiter du moment sans être importunés par les tables voisines ou (ce qui est pire ?) éloignées et sans avoir à crier pour se faire entendre e.g. pour les conversations avec les personnes de la même tablée, pour les discussions avec le personnel

Pour être efficaces, des protections anti-bruit pour l’amélioration du confort acoustique de locaux de travail et pour établissements recevant du public (ERP) doivent présenter différentes caractéristiques :

  • des performances acoustiques intrinsèques, notamment aux fréquences médium-aigues i.e. dans les bandes de fréquence de 1/1 octave centrées sur 500, 1000 et 2000 Hz (correspondant en général à la voix humaine) :
    • en termes d’indice d’affaiblissement acoustique (une masse surfacique de 5 kg/m2 permet en général, pour les fréquences aigues, une limitation suffisante de la transmission des sons au travers du panneau, spécialement quand elle est renforcée par la présence d’une laine minérale comprimée) ; sans un indice d’affaiblissement acoustique (exprimé en décibels, dont le symbole est dB) suffisant (de l’ordre de 20 dB) il n’y a pas de bonne protection anti-bruit (car le bruit « passe au travers » du panneau dont l’installation est envisagée)
    • en termes de coefficient d’absorption acoustique (devant être aussi proche que possible de 100 %) ; non seulement la qualité du garnissage intervient alors vis-à-vis de cet aspect de qualité acoustique, mais aussi le surfaçage qui doit être suffisamment perméable à l’air (sans quoi le son ne peut pas se propager au-delà de la couche superficielle de la protection phonique) ; sans coefficient d’absorption suffisant (c’est un pourcentage) (de l’ordre de 90 %) il n’y a pas de bonne protection anti-bruit (car les sons sont réfléchis sur le panneau dont l’utilisation est envisagée, ce qui est hautement indésirable) ; les protections anti-bruit participent d’autant plus à l’abaissement du temps de réverbération d’un local (ce qui n’est pas toujours mineur) que leur coefficient d’absorption acoustique est élevé
  • des dimensions et une implantation appropriées vis-à-vis de la localisation et de l’étendue des zones à protéger :
    • vis-à-vis des différents trajets possibles pour les ondes acoustiques (en général trois : deux par contournement latéral -  sauf si la protection anti-bruit est perpendiculaire à un mur ou jointivement installée à côté d’autres protections anti-bruit formant un alignement - et un par diffraction sur le bord supérieur de l’écran - sauf s’il s’agit d’une séparation sans discontinuité entre sol et plafond -) ; un écran ne doit pas être trop petit, et l’efficacité diminue au fur et à mesure que le point d’émission et/ou de réception (des ondes sonores) est éloigné de l’écran acoustique

En outre, la performance in-situ de protections anti-bruit est optimale dans le cas de locaux pour lesquels l’effet de la réverbération (i.e. la persistance temporelle des sons) n’est pas trop prégnant, ce qui suppose la présence de matériaux absorbant les sons :

  • en qualité suffisante (i.e. avec un coefficient d’absorption acoustique aussi proche que possible de 100 %)
  • avec une quantité et une disposition appropriées (la surface totale devant être couverte : murs, plafond voire sol - alors avec une performance acoustique moindre - est variable selon le volume de l’espace considéré)

ITS a commercialisé des protections anti-bruit pour l’amélioration du confort acoustique d’un centre administratif localisé près d’Orléans (en France : région centre Val de Loire).

Il s’est agi de claustras à haute absorption acoustique (cf. brochure ici) qui sont des protections anti-bruit souvent mises en œuvre pour l’amélioration du confort acoustique de locaux de travail et pour établissements recevant du public (ERP), avec des caractéristiques acoustiques intrinsèques répondant aux plus hauts standards en termes de fonctionnalités en rapport avec l’insonorisation (cf. ci-dessus) ; mobiles ils rendront possibles des modulations d’aménagement, et il ne fait pas de doute que leur contribution aux aspects décoratifs du projet sera appréciée par tous les occupants de l’espace considéré [2].

Confort acoustique dans les bâtiments

end faq

[1] vis-à-vis d’un poste de travail voisin (dans une entreprise), d’une table voisine (dans un restaurant), d’un guichet voisin (e.g. dans le hall d’accueil d’une administration, d’un établissement médical)

[2] cela n’a pas été le cas pour ce projet : ITS peut (dans le cadre d’une prestation d’ingénierie acoustique réalisée par sa ressource humaine très expérimentée dans ce domaine) intervenir sur site pour quantifier la qualité acoustique (par des mesurages faisant intervenir un générateur de bruit et un microphone) d’un environnement et proposer une gamme diversifiée de protections anti-bruit et d’autres dispositifs d’insonorisation dans tous les contextes