La réduction du bruit est nécessaire dans de nombreux locaux, dès lors qu’il est souhaité, compte tenu de leur destination, qu’ils disposent d’une ou plusieurs des qualités suivantes :

  • une bonne intelligibilité de la parole, pour rendre possible à voix normale [1] (i.e. sans surenchère sonore - souvent : contreproductive -, laquelle est consécutive de situations où l’on ne s’entend pas parler) des conversations entre occupants de l’espace considéré (e.g. dans des salles de restauration : pour ce qui concerne les convives d’une même tablée)
  • une discrétion suffisante, pour que le contenu d’une conversation ne soit pas compris au-delà d’un périmètre (variable selon le contexte), garantissant ainsi la confidentialité des propos échangés dans de nombreux lieux fréquentés pour la vie quotidienne :
    • brasseries, cantines, salons de thé, pubs et autres locaux de restauration: pour ce qui concerne les convives installés à des tables voisines
    • espaces destinés à l’accueil du public (e.g. guichets de banque, d’établissements sociaux ou médicaux, espaces crédit des grandes surfaces)
    • bureaux ouverts (open-spaces), lieux dans lesquels il n’est - par ailleurs - pas souhaitable que des conversations soient une source de distraction qui pourrait être néfaste (du fait de la perte d’attention inhérente) à une bonne exécution des tâches assignées à chacun, même dans le contexte d’un travail ne nécessitant pas d’effort de concentration particulier

La satisfaction de tels objectifs de qualité acoustique de locaux dans lesquels existent des enjeux particuliers en matière de confort auditif requière la mise en œuvre d’actions d’insonorisation spécifiques :

  • pour une maîtrise de la réverbération (due à la réflexion d’ondes sonores sur les parois délimitant l’espace considéré), généralement caractérisée par le temps mis pour la décroissance dans un rapport de 106 à 1 du niveau de pression acoustique après arrêt d’un générateur de bruit (cette durée, ordinairement exprimée en secondes, doit être suffisamment courte) [2] [3]
  • pour un contrôle de la décroissance sonore spatiale (combinant les effets de la divergence géométrique intervenant lors de la propagation des ondes sonores et de la présence d’obstacles, au niveau desquels se produit le phénomène de diffraction), généralement caractérisée par la diminution du niveau de pression acoustique lors d’un doublement de la distance à une source de bruit (ce taux de décroissance sonore spatiale, ordinairement exprimé en dB(A) doit être suffisamment élevé) [2] [4]

Lorsque le nécessaire n’est pas fait en vue de l’obtention d’un confort auditif approprié à de tels locaux requérant une insonorisation, et qu’alors l’ambiance sonore laisse à désirer, différents inconvénients peuvent apparaître, variables selon le contexte.

S’agissant de lieux pour lesquels la question « y être ou ne pas y être ? » fait sens, l’usager peut parfois adopter la « politique de la chaise vide » rendue célèbre, en son temps, par un dirigeant français (à propos, il est vrai, d’autres questions que celle de la qualité acoustique des espaces intérieurs).

Ainsi, la journaliste Eugénie Bastié rapporte-t-elle, dans son ouvrage « La guerre des idées - Enquête au cœur de l’intelligentsia française » [5], qu’un intellectuel qu’elle souhaitait rencontrer pour une conversation « aime mieux accueillir chez lui que d’avoir à déjeuner dans les restaurants bruyants du centre-ville » (que le domicile en question soit localisé dans la région de Paris - en France - est secondaire, que cette anecdote soit très récente est significatif du fait que beaucoup reste à faire - en 2021 - en matière de confort sonore dans des établissements de restauration).

Pour revenir au projet ayant motivé le présent article, ITS a commercialisé des écrans acoustiques pour la réduction du bruit de locaux requérant une insonorisation : il s’est agi de l’espace destiné à l’accueil des clients d’un laboratoire d’analyses médicales, près de Nantes, dans la région des Pays de la Loire (en France).

Voilà bien un type de local requérant une insonorisation, sauf à accepter l’idée que tout un chacun se satisfasse que ses problèmes de santé soient portés à la connaissance des autres clients du fait de la nécessité d’y parler fort (sans forcément se faire bien comprendre, si chacun en fait autant) : cela ne prête pas toujours à rire, à la différence de la chanson « Je n'suis pas bien portant » [6].

Dans un tel contexte, des claustras à haute absorption acoustique constituent un bon moyen de créer un environnement sonore approprié, à la condition de satisfaire à différents critères de qualité acoustique, quant à leur garnissage :

  • ils doivent avoir une masse surfacique suffisante (au moins 5 kg/m2) pour s’opposer à la transmission sonore (on parle d’indice d’affaiblissement acoustique, exprimé en dB) au travers de la paroi qu’ils constituent ; ils sont ainsi un obstacle à la propagation acoustique, en créant des zones de confort sonore d’emprise variable selon le contexte (e.g. dépendant des dimensions de l’écran, des distances relatives du point d’émission de bruit et du point de réception, de la présence d’objets et de surfaces réfléchissant les sons à proximité, des caractéristiques du local en termes de réverbération)
  • ils doivent disposer d’un coefficient d’absorption acoustique (on parle parfois d’indice d’absorption acoustique pratique) aussi proche que possible de 100% [2], ce à quoi est en général associé une classe d’absorption acoustique A (correspondant à un indice d’absorption acoustique pondéré, i.e. multi-fréquentiel αw  =1.00) [7] [8] [9] ; ils participent ainsi (à proportion de leur surface absorbant les sons) à la limitation de leur réverbération (on parle de correction acoustique du local)

Concomitamment il convient d’avoir présent à l’esprit que le positionnement de surfaces absorbant les sons à proximité d’une source de bruit (i.e. un locuteur) permet d’éviter les réflexions d’ondes sonores sur des surfaces dures, dont la conséquence serait - toutes choses égales par ailleurs - une augmentation du niveau de pression acoustique (dans une ou plusieurs directions), pour un niveau de puissance acoustique donnée (ce qui suit étant valable pour un champ acoustique libre) :

  • en cas de présence d’une paroi réfléchissante (infinie) : accroissement de 3 dB du niveau sonore
  • en cas de présence de 2 parois réfléchissantes perpendiculaires (infinies) : accroissement de 6 dB du niveau sonore
  • en cas de présence de 3 parois réfléchissantes perpendiculaires (infinies) : accroissement de 9 dB du niveau sonore

Les claustras à haute absorption acoustique commercialisés par ITS (cf. brochure ici) satisfont parfaitement à ces spécifications en matière d’acoustique, leur qualité d’étendant aussi à d’autres aspects de leur conception et de leur fabrication - en France - (comportement au feu, nettoyabilité, modularité, mobilité - a fortiori lorsque sur roulettes -).

De plus, proposés en différents formats (avec ou sans vitrage), et avec pas moins de 13 coloris possibles, ils peuvent être appropriés à tous les agencements, et être assortis à toutes les ambiances visuelles, participant activement - ce qui n’est pas rien - à la décoration des locaux dans lesquels ils sont installés.

C’est pourquoi l’implémentation d’écrans acoustiques pour la réduction du bruit dans ces locaux requérant une insonorisation s’est imposée dans le cadre de ce projet comme une solution qualitative, efficace pour améliorer l’ambiance sonore et, qui plus est, facile à mettre en œuvre.

Il n’est pas douteux que la qualité d’accueil dans cet Etablissement Recevant du Public (ERP) sera ainsi significativement améliorée.

Confort acoustique dans les bâtiments

end faq

[1] un niveau de pression acoustique de 60 dB(A) à 65 dB(A) à 1 m, face au locuteur, est souvent associé à une voix normale

[2] notamment aux fréquences correspondant à la voix humaine : dans les bandes de 1/1 octave centrées sur 500 Hz, 1kHz, 2 kHz voire 4kHz

[3] les valeurs d’objectif - en général : variables d’une fraction de seconde à un peu plus d’une seconde - dépendent de la destination et du volume du local considéré

[4] les valeurs d’objectif - en général : variables de 2 dB(A) à 4 dB(A) - dépendent de la destination et du volume du local considéré

[5] Robert Laffont (2021) p. 161

[6] du comique français Gaston Ouvrard (1934)

[7] le comportement de chacune des couches constituant le garnissage a son importance : la couche superficielle (i.e. apparente, généralement mince - également avec une fonctionnalité décorative -) et aussi la couche située à l’arrière (souvent : plus épaisse)

[8] des parties translucides sont possibles (sans altération de l’affaiblissement acoustique, toutefois au détriment de l’absorption des sons  - donc : à considérer avec parcimonie -)

[9] bien sûr, une telle propriété sur les 2 faces est préférable, même si les écrans correspondants se situent dans la partie supérieure de la fourchette de prix des paravents acoustiques