La prise en compte de l’acoustique des réseaux aérauliques est primordiale, notamment pour les applications dans le secteur du bâtiment, tant pour les projets de construction que pour les rénovations.

Notamment, à l’intérieur des bâtiments, il s’agit de faire en sorte :

  • d’une part : que les niveaux de bruit aux différents points de livraison de l’air neuf (soufflage) et aussi aux points de captation de l’air vicié (reprise) des installations de Chauffage Ventilation Climatisation (CVC) i.e. les extrémités des réseaux aérauliques, soient compatibles avec la destination des locaux dont ils assurent le renouvellement d’air
  • d’autre part : que le bruit transmis par l’enveloppe du réseau aéraulique (i.e. par les parois des conduits de ventilation) ne dépasse pas certaines valeurs limites en terme de bruit vis-à-vis des espaces traversés, pouvant être plus ou moins sensibles à des niveaux sonores trop élevés

En effet, dans de nombreux locaux, la valeur du niveau de pression acoustique normalisé du bruit engendré par un équipement du bâtiment :

  • ne doit pas dépasser certaines limites réglementaires (en France) fixées par des arrêtés ministériels :
    • dans les établissements d’enseignement e.g. dans les bibliothèques, centres de documentation et d’information, locaux médicaux, infirmeries et salles de repos, salles de musiques : 33 dB(A) à 38 dB(A)
    • dans les hôtels e.g. dans les chambres 30 dB(A) à 35 dB(A)
    • dans les établissements de santé e.g. salles d’examens et de consultations, bureaux médicaux et soignants, salles d’attente 35 dB(A) ; dans les locaux de soins : 40 dB(A) ; dans les salles d’opérations, d’obstétrique et les salles de travail : 40 dB(A)
  • ne doit pas dépasser certaines limites si la normalisation existante est prise en compte (en France) :
    • dans les bureaux et espaces associés : bureaux individuels et collectifs, espaces ouverts, salles de réunion et de formation, espaces de détente, restaurants, circulations, plateaux à aménager : NR 30 à 50 dB(A)
    • dans les salles sportives réservées à la pratique de la gymnastique, de l’athlétisme, du volley-ball, du hand-ball, du basket-ball, du tennis, de l’escrime, du tennis de table : 45 dB(A)

Bien sûr, dans de nombreux autres locaux, la limitation du bruit est également souhaitable, et à l’extérieur des bâtiments, il faut aussi considérer l’acoustique des réseaux aérauliques et limiter le bruit pour les mêmes raisons et, en plus, pour ne pas gêner le voisinage en respectant les valeurs limites d’émergence : 3 à 6 dB(A) ; il s’agit de la différence entre les niveaux de pression continus équivalents pondérés A du bruit ambiant (installation en fonctionnement) et du bruit résiduel (en l’absence du bruit généré par l’installation, mais mesuré sur sa période de fonctionnement).

L’acoustique des réseaux aérauliques constitue une des principaux domaines d’intervention de ITS, ayant différentes activités :

  • développement de logiciels de simulation spécifiques dans le cadre de travaux de R & D (cf. Modules 1 à 8 du logiciel SILDIS)
  • simulation (en utilisant des logiciels de calculs développés en interne ou ceux d’autres éditeurs, y compris CFD, FEM, BEM) de l’impact de réseaux aérauliques (dans leur ensemble, en considérant tous les composants) en terme de bruit (l’enjeu étant le confort acoustique) ; rédaction de notes de calculs y compris pour ce qui concerne l’aérodynamique i.e. l’évaluation de la perte de pression totale ; ingénierie en acoustique : mesures, étude et conseil
  • dimensionnement et commercialisation d’équipements d’insonorisation (e.g. silencieux, capotages, autres dispositifs d’atténuation acoustique)

L’acoustique des réseaux aérauliques telle que pratiquée par ITS concerne aussi des procédés industriels e.g. s’ils impliquent des unités de réfrigération ou de chauffage, des systèmes d’admission d’air ou d’échappement de gaz brûlés (e.g. pour moteur thermique, turbines à combustion), des systèmes de ventilation ou d’autres installations comportant des ventilateurs, hélicoïdaux ou centrifuges.