Si l’on souhaite proposer des solutions performantes et parfois innovantes en matière de lutte contre le bruit, des travaux de R&D en acoustique sont nécessaires, i.e. dans le domaine des sciences et techniques relatif à l’étude des vibrations acoustiques et concernant leur production, leur propagation et leurs effets.

La limitation de la transmission des sons au travers de parois constitue un champ d’investigation important, permettant la mise au point de systèmes constructifs pour le secteur du bâtiment (murs et cloisons, souvent constitués de parois planes multicouches), comme pour l’industrie où de nombreux éléments d’enveloppes de bâtiment sont construits à partir de parois orthotropes (e.g. les bardages, les tôles ondulées) parfois avec des liaisons (entre parements).

Des modélisations spécifiques sont nécessaires pour prendre en compte les phénomènes physiques alors en présence, y compris la propagation sonore dans des milieu poreux, qui joue aussi un rôle capital dans le phénomène d’absorption acoustique (utile en acoustique architecturale) ou encore dans la performance de silencieux dissipatifs, tels que ceux destinés aux installations de ventilation, de climatisation, et aussi ceux utilisés pour l’admission d’air de ventilateurs et de turbines (ainsi que pour leur refoulement), ou bien encore ceux qui doivent être envisagés pour la dépressurisation de gaz industriels.

Dans ce cas particulier, le dimensionnement fait intervenir d’autres calculs impossibles sans des travaux importants en matière de R&D (Recherche et développement) en acoustique: prévision du bruit aérodynamique des vannes de régulation, du bruit des jets (incluant le bruit des soupapes de sûreté) ainsi que des paramètres de décharge des réseaux de fluides, détermination de la performance et dimensionnement des soupapes de sûreté.

Plus généralement, les projets en relation avec la quantification de l’impact sonore de réseaux aérauliques rendent nécessaires d’autres calculs: prévision des performances acoustiques des parois de conduits, du bruit de carcasse, de la performance acoustique des coudes, prévision de la réflexion des ajutages, prévision de la directivité des cheminées.

Les silencieux réactifs, souvent utilisés pour atténuer le bruit à l’échappement de moteurs thermiques (e.g. des groupe électrogène de forte puissance) requièrent également des moyens de calcul et de simulation de pointe, issus de travaux de R&D en acoustique, lorsqu’il s’agit d’évaluer l’efficacité de dispositifs destinés à limiter les émissions sonores avec une performance aérodynamique qui ne doit pas nuire au bon fonctionnement.

Bien sûr les bruits d'écoulement constituent un travail de modélisation de choix dès lors qu’un fluide est en mouvement, même dans un dispositif d’insonorisation.

Par ailleurs, la propagation sonore dans l’air, soit en intérieur (e.g. en relation avec la réverbération de locaux et avec des problématiques connexes telles que la décroissance sonore spatiale e.g. dans des locaux de travail) soit en extérieur (e.g. pour la préservation de l’environnement vis-à-vis de sources de bruit industrielles) est bien sûr un sujet majeur de R&D en acoustique.

Les travaux de R&D en acoustique effectués par la ressource humaine de ITS, passés pour certains, ou d’actualité pour d’autres, fondent l’approche métier de ITS dans le domaine de l’insonorisation, basée sur la mise au point de solutions proportionnées, dont l’efficacité fait l’objet de prévisions avec des outils puissants, fiables et polyvalents. La suite de logiciels SILDIS (Sound Impact Limitation : Design for Industrialized Solutions) est le support indéfectible de l’activité de ITS.