L'efficacité pour la correction acoustique d'un local (en milieu de travail, dans un bâtiment à usage tertiaire, dans un bâtiment à usage d'habitation...) est très dépendante de la fréquence et est liée principalement d'une part à la performance des matériaux absorbants qui constituent les parois ou dont sont revêtues les parois du local (caractérisée par leur coefficient d'absorption ou par leur facteur de Sabine) ainsi qu'à leur surface, et d'autre part à la géométrie du local, à son volume, à son encombrement et au niveau de sa qualité acoustique avant insonorisation. Dans certains cas particuliers (e.g. théâtres, opéras, salles de concert, piscines), le taux d'occupation et/ou l'hygrométrie du local entrent également en ligne de compte.

Efficacité de la correction acoustique d'un local pour ce qui concerne le temps de réverbération

L'efficacité i.e. la performance peut souvent être exprimée en terme de différence (avec et sans la mise en oeuvre des matériaux de correction acoustique) des durées de réverbération ou (pour des locaux ayant une destination particulière) de moyennes des durées de réverbération à certaines fréquences.

A titre d'ordres de grandeur, une différence de durée de réverbération (ou de moyennes des durées de réverbération à certaines fréquences) jusqu'à 40 % peut en général être obtenue sans exigence particulière à l'issue de la mise en oeuvre d'un plafond acoustique suspendu (ou d'une résille de baffles acoustiques suspendus) dans le cas de locaux dont la hauteur sous plafond est suffisamment faible et dont les parois avant insonorisation étaient très réfléchissantes (par exemple murs en béton, toiture en bac acier), tandis qu'une différence de durée de réverbération (ou de moyennes des durées de réverbération à certaines fréquences) supérieure doit faire intervenir une réalisation spéciale pouvant rendre nécessaire la mise en oeuvre de revêtements absorbants muraux.

Efficacité de la correction acoustique d'un local pour ce qui concerne la decroissance sonore spatiale

L'efficacité i.e. la performance peut parfois être exprimée (notamment en milieu de travail) en terme de différence (avec et sans la mise en oeuvre des matériaux de correction acoustique) de décroissance du niveau sonore par doublement de distance à la source.

A titre d'ordres de grandeur (et vis à vis d'un spectre de bruit de type "bruit rose"), une différence de décroissance du niveau sonore par doublement de distance à la source jusqu'à 25% peut en général être obtenue sans exigence particulière à l'issue de la mise en oeuvre d'un plafond acoustique suspendu (ou d'une résille de baffles acoustiques suspendus) dans le cas de locaux dont la hauteur sous plafond est suffisamment faible et dont les parois avant insonorisation étaient très réfléchissantes (par exemple murs en béton, toiture en bac acier), tandis qu'une différence de décroissance du niveau sonore par doublement de distance à la source supérieure doit faire intervenir une réalisation spéciale pouvant rendre nécessaire la mise en oeuvre de revêtements absorbants muraux.

Efficacité de la correction acoustique d'un local pour ce qui concerne le niveau de pression acoustique

L'efficacité i.e. la performance peut parfois être exprimée (notamment en milieu de travail) en terme de différence (avec et sans la mise en oeuvre des matériaux de correction acoustique) de niveaux globaux de pression acoustique pondérés A ou de niveaux de pression acoustique par bandes d'octave à des emplacements spécifiés suffisamment loin de sources de bruits (en général: pas de valeur à un poste de travail trop près d'une machine bruyante).

A titre d'ordres de grandeur (et vis à vis d'un spectre de bruit de type "bruit rose"), une différence de niveau jusqu'à 2 à 4 dBA peut en général être obtenue sans exigence particulière à l'issue de la mise en oeuvre d'un plafond acoustique suspendu (ou d'une résille de baffles acoustiques suspendus) dans le cas de locaux dont la hauteur sous plafond est suffisamment faible et dont les parois avant insonorisation étaient très réfléchissantes (par exemple murs en béton, toiture en bac acier), tandis qu'une différence de niveau supérieure doit faire intervenir une réalisation spéciale pouvant rendre nécessaire la mise en oeuvre de revêtements absorbants muraux.

Dans le cas particulier de locaux industriels, la réduction du bruit réverbéré (résultant de la réflexion des ondes acoustiques à l'occasion de leur libre parcours moyen entre point d'émission et point de réception):

  • ne change pas le niveau sonore à faible distance des sources de bruit, lorsque le champ acoustique direct est prépondérant; des travaux de correction acoustique de locaux (qui peut être réglementairement nécessaire [1] ne peut pas se subsituer à des actions de réduction du bruit "à la source" e.g. au moyen d'encoffrements insonorisants pour une limitation de l'exposition au bruit de travailleurs postés devant une machine bruyante)
  • est - en pratique - quasiment nul pour ce qui concerne les basses fréquences (i.e. pour les bandes de 1/1 octave de fréquence centrale 63 Hz à 250 Hz), ne serait-ce que parce que le coefficient d'absorption acoustique est faible à ces fréquences
  • ne dépasse pas 5 ou 7 dB (ce qui n'est pas rien) dans le meilleur des cas

Services offerts par ITS en relation avec l'efficacité de la correction acoustique d'un local

Les services offerts par ITS en relation avec l'efficacité de la correction acoustique d'un local sont multiples (dans le cadre de missions d'ingénierie périodiquement évaluées et certifiées conformes aux exigence de la norme ISO 9001 pour ce qui concerne la qualité, et en impliquant un acousticien diplômé en physique du bâtiment):

  • étude de différents scénarios de mise en oeuvre de revêtements absorbant les sons (dalles de plafond et autres éléments acoustiques suspendus e.g. en sous-face d'une toiture, revêtements muraux insonorisants, claustras ou écrans) avec des outils de simulation en acoustique développés en interne (la prévision de l'efficacité de la correction acoustique d'un local peut être effectuée avec le logiciel de simulation SILDIS®) ou basés sur des tirs de rayons sonores (requérant une maquette numérique du local)
  • définition - en qualité acoustique (i.e. vis-à-vis du coefficient d'absorption acoustique ou de l'aire d'absorption équivalente), en quantité (selon le cas: nombre d'unités, densité par m2, aire) et en positionnement - des matériaux (et des matériels d'insonorisation) appropriés à l'amélioration d'une situation donnée
  • évaluation d'indicateurs de performance acoustique e.g. durée de réverbération et lorsque cela fait sens, décroissance sonore spatiale, réduction des niveaux de bruit au terme de la mise en oeuvre de composants et de systèmes d'insonorisation (commercialisés ou non par ITS)
  • vérification de la conformité de locaux vis-à-vis d'objectifs réglementaires, normatifs, ou issus de spécifications techniques particulières

 ITS maîtrise tous les aspects de la question de l’efficacité de la correction acoustique d'un local.

Qu'on se le dise !

[1] en France, selon l'Arrêté du 30 août 1990 pris pour l’application de l’article R. 235-11 du code du travail et relatif à la correction acoustique des locaux de travail visés à l’article R. 235-11 du code du travail:

  • dans les bâtiments et les pièces où doivent être installés des machines et appareils susceptibles d’exposer les travailleurs à un niveau d’exposition sonore quotidienne supérieur à 85 dB(A)
  • dès lors qu’il est établi que la réverbération, évaluée par une méthode d’acoustique prévisionnelle, provoquerait une augmentation du niveau d’exposition sonore quotidienne d’un travailleur égale ou supérieure à 3 dB(A)

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