Qu’il soit à l’origine d’un inconfort pour effectuer des tâches demandant une certaine concentration ou de nature à exposer des travailleurs à un risque de traumatisme auditif, le bruit au travail doit être combattu, notamment dans les établissements industriels et les espaces de travail apparentés à des bureaux.

bruit au travail
le bruit au travail
doit être combattu
   

Des niveaux d’exposition quotidienne au bruit supérieurs à 80 dB(A) et/ou d’un niveau de pression acoustique de crête au-delà de 135 dB(C), se situent au-dessus de la limite déclenchant l’action au sens du Décret n° 2006-892 du 19 juillet 2006 relatif aux prescriptions de sécurité et de santé applicables en cas d'exposition des travailleurs aux risques dus au bruit et modifiant le code du travail qui transpose en droit français la directive 2003/10/CE.

En pratique, les actions à envisager sont les suivantes :

  • mise à disposition de Protections Individuelles Contre le Bruit (PCIB)
  • information & formation des travailleurs (sur les risques liés au bruit, sur les mesures & les moyens de prévention collective & individuelle, sur l’usage des PICB, etc.)
  • examens audiométriques préventifs proposés

Dans le cas de niveau d’exposition quotidienne au bruit au-delà de 85 dB(A) et/ou d’un niveau de pression acoustique de crête au-delà de 137 dB(C), les actions à envisager sont les suivantes :

  • mise en œuvre d’un programme de mesures techniques de réduction d’exposition au bruit
  • signalisation pour lieu de travail bruyants & limitation d’accès
  • utilisation des PICB
  • examens audiométriques périodiques (surveillance médicale renforcée)

Un niveau d’exposition quotidienne au bruit au-delà de 87 dB(A) et/ou d’un niveau de pression acoustique de crête au-delà de 140 dB(C), (compte tenu de l’atténuation du PICB) ne sont à ne dépasser en aucun cas ; des mesures de réduction d’exposition sonore immédiate sont obligatoires.

En marge de contraintes réglementaires, des textes normatifs (de portée générale ou bien particulière e.g. traitant des bureaux, notamment paysagers et d’espaces associés) peuvent être pris en compte pour l’analyse d’une situation de bruit au travail, desquels il ressort différentes limites usuelles, typiquement :

  • sur les lieux de travail industriels 75 dB à 80 dB
  • pour le travail en bureau 45 dB à 55 dB
  • pour les salles de réunion ou les tâches impliquant une certaine concentration 35 dB à 45 dB

La lutte contre le bruit au travail requière souvent des encoffrements pour réduire à la source les émissions sonores de machines et des lignes de production (capotages et cartérisations insonorisés), des écrans pour limiter la propagation du bruit aux postes de travail voisins d’une source de bruit, quand il n’y a pas lieu de mettre en œuvre une correction acoustique du local (pour limiter l’amplification des niveaux sonores due aux phénomènes de réverbération par la mise en œuvre de matériaux absorbants) ou bien d’installer des silencieux ou d’autres dispositifs d’insonorisation.

ITS peut vous accompagner pour tous vos projets en relation avec la limitation du bruit au travail.