D’une part, l’insonorisation industrielle, telle que pratiquée par ITS, a à voir avec le fait que, dans l’industrie comme dans d’autres secteurs d’activité, le bruit constitue l’une des problématiques relatives aux conditions de travail vis-à-vis desquelles des efforts doivent être consentis par les employeurs en vue de satisfaire les obligations réglementaires auxquels ils sont assujettis, de manière à prémunir les travailleurs contre une exposition au bruit.

Le Décret n° 2006-892 du 19 juillet 2006 relatif aux prescriptions de sécurité et de santé applicables en cas d'exposition des travailleurs aux risques dus au bruit et modifiant le code du travail, qui transpose en droit français la directive 2003/10/CE fixe à l’article 231-127. - I. – des valeurs limites d'exposition - à savoir un niveau d'exposition quotidienne au bruit de 87 dB(A) ou un niveau de pression acoustique de crête de 140 dB(C) - et des valeurs d'exposition déclenchant l'action de prévention - à savoir un niveau d'exposition quotidienne au bruit de respectivement 80 dB(A) et 85 dB(A) ou un niveau de pression acoustique de crête de respectivement 135 dB(C) et 137 dB(C) selon la nature et la portée de l’action.

L’Arrêté du 30 août 1990 pris pour l’application de l’article R. 235-11 du code du travail et relatif à la correction acoustique des locaux de travail fixe, quant à lui, les caractéristiques minimales que doivent présenter ces locaux de façon à réduire la réverbération du bruit sur les parois lorsque celle-ci doit augmenter notablement le niveau d’exposition sonore des travailleurs, en terme de décroissance du niveau sonore par doublement de distance à la source, à savoir 2 dB(A) à 4dB(A) selon la surface au sol du local et selon qu’il s’agit d’un local vide de toute machine ou installation de production ou bien selon qu’il s’agit d’un local après installation des machines et appareils de production. Lorsque cela est utile avant ou après la mise en œuvre de revêtements absorbants (dans le premier cas: pour effectuer un contrôle ou une expertise, évaluer la conformité d’un espace et - le cas échéant - contribuer à l’élaboration de plans d’action; dans le second cas: pour quantifier et vérifier la performance de la correction acoustique après mise en oeuvre), des mesurages des indicateurs acoustiques soumis à réglementation peuvent être effectués par ITS en fonction de normes dédiées e.g. ISO 14257 Acoustique - Mesurage et description paramétrique des courbes de décroissance sonore spatiale dans les locaux de travail en vue de l'évaluation de leur performance acoustique.

S’agissant de bureaux (e.g. individuels ou collectifs, espaces ouverts), la norme NF S 31-080 Acoustique - Bureaux et espaces associés - Niveaux et critères de performances acoustiques par type d'espace (dont l’application n’est pas obligatoire) constitue en France la référence en matière de prise en compte de la qualité acoustique de tels espaces de travail, fréquemment rencontrés dans l’industrie, sur la base d’indicateurs de performance variés parmi lesquels le niveau sonore global, le temps de réverbération ou la décroissance sonore spatiale, l’isolement au bruit intérieur, en distinguant 3 niveaux (de qualité): niveau courant, niveau performant, et niveau très performant.

ITS intervient pour la définition et la mise en œuvre de programmes de mesures techniques de réduction d’exposition au bruit, quelles qu’elles soient et dans tous les contextes. Les encoffrements de machines et de lignes de production, les capotages et cartérisations insonorisants ainsi que les silencieux constituent pour ITS des moyens usuels de réduction du bruit à la source dans de nombreux secteur d’activité, tandis que les écrans absorbants et les murs anti-bruit sont des équipements s’opposant à la propagation du bruit e.g. dans des ateliers et alors que les cabines insonorisées sont un moyen efficace de protéger des opérateurs lorsque les conditions de travail le permettent e.g. dans de secteur de l’imprimerie, de la fabrication du verre. L’installation de revêtements absorbants (panneaux, dalles dont le coefficient d’absorption peut atteindre 100 % aux fréquences medium-aigues) sur les murs ou en sous toiture d’un local (sous la forme de plafond suspendu, ou de baffles) constitue aussi une technique à laquelle ITS recours pour la correction acoustique de locaux industriels.

 
Protection des travailleurs contre le bruit
environnement de travail
bruyant
La protection des travailleurs contre le bruit constitue une des activités principales de ITS.

D’autre part, l’insonorisation industrielle, telle que pratiquée par ITS, a à voir avec le fait que les établissements industriels doivent éviter les nuisances sonores pour le voisinage.

L’Arrêté du 23 janvier 1997, relatif à la limitation des bruits émis dans l'environnement par les Installations Classées pour la Protection de l'Environnement (ICPE), fixe les dispositions relatives aux émissions sonores de sites industriels. Il est notamment basée sur le concept d’émergence i.e. la différence entre les niveaux de pression continus équivalents pondérés A du bruit ambiant (établissement en fonctionnement) et du bruit résiduel (en l'absence du bruit généré par l'établissement) dans des Zones à Emergence Réglementée (ZER , dans l’environnement proche), et distingue la période diurne (07h00 à 22h00 sauf dimanches et jours fériés) et la période nocturne (22h00 à 07h00 ainsi que dimanches et jours fériés): l’émergence admissible est de 6 dB(A) en période diurne et de 4 dB(A) en période nocturne si le niveau de bruit ambiant dans les ZER (incluant le bruit de l’établissement) est compris entre 35 dB(A) et 45 dB(A) ; l’émergence admissible est de 5 dB(A) en période diurne et de 3 dB(A) en période nocturne si le niveau de bruit ambiant dans les ZER (incluant le bruit de l’établissement) est supérieur à 45 dB(A).

Le concept de tonalité marquée, dont la présence est liée à la différence entre le niveau de pression acoustique dans une bande de fréquence de 1/3 d’octave donnée et les bandes de fréquences adjacentes, qui est jugée indésirable si elle dépasse 10 dB dans l’intervalle fréquentiel 50 Hz-315 Hz ou bien 5 dB dans l’intervalle fréquentiel 400 Hz-8000 Hz entre en ligne de compte aussi, et au surplus, dans certains cas, un arrêté préfectoral (quand il n’est pas ministériel) fixe les niveaux de bruit à ne pas dépasser en limite de propriété e.g. 70 dB(A) en période diurne et 60 dB(A) en période nocturne dans de nombreux cas.

ITS intervient pour la conception et l’implémentation d’équipements d’insonorisation, quels que soit le principe sur lequel leur efficacité est basée et quel que soit la situation ayant prévalu à ce qu’ils soient envisagés. Les capots insonorisés, les doublages de gaines, les silencieux pour réseaux de fluides sous pression ou pour équipements aérauliques (ventilateurs, groupes frigoriques, aérocondenseurs, climatiseurs) et les écrans acoustiques constituent pour ITS des moyens d’insonorisation industrielle typiques, de mêmes que les bâtiments insonorisés lorsqu’il s’agit de protections acoustiques vis-à-vis de sources de bruit de grandes dimensions ou disséminées dans un grand espace intérieur.

Il peut être mentionné que dans certains cas de machines avec un niveau de puissance acoustique très élevé, un équipement d’insonorisation nécessaire pour éviter que les opérateurs ne se trouvent en situation de traumatisme auditif peut aussi être un bon moyen pour éviter une gêne (sonore) du voisinage. Ainsi, l’installation d’un encoffrement d’une presse à béton, d’une poinçonneuse, d’une presse dans le domaine de la transformation des métaux, ou d’une machine à simple face dans le secteur de la fabrication du carton peut être motivée par la double préoccupation de protection des travailleurs et de préservation de l’environnement, a fortiori en cas de plainte. Cette double préoccupation est assez générale pour les projets d’isolation acoustique dans le secteur de la production d’énergie lorsqu’il s’agit de construire un bâtiment insonorisé abritant par exemple une turbine à gaz ou un alternateur.

Lorsque cela est nécessaire avant ou après des travaux de réduction de bruit (dans le premier cas: pour effectuer un diagnostic, évaluer la conformité d’une installation et - le cas échéant - contribuer à l’élaboration de plans d’action; dans le second cas: pour quantifier et vérifier la performance de l’isolation acoustique après mise en oeuvre), des mesurages des indicateurs acoustiques soumis à réglementation peuvent être effectués par ITS en fonction de normes dédiées e.g. NF S31-010 Acoustique - Caractérisation et mesurage des bruits de l'environnement - Méthodes particulières de mesurage.

 
Préservation environnement sonore
voisinage
d'un site industriel
La préservation de l'environnement vis à vis des émissions sonores de sites industriels motive souvent le recours à ITS.

Enfin, l’insonorisation industrielle, telle que pratiquée par ITS, a à voir avec le fait que d’une part la recherche et le développement et d’autre part la caractérisation des performances en terme d’acoustique de biens d’équipement nécessitent des salles de mesures et des bancs d’essais spécifiques.

S’il s’agit de la détermination des niveaux de puissance acoustique et des niveaux d'énergie acoustique émis par les sources de bruit à partir de la pression acoustique - Méthodes de laboratoire pour les salles anéchoïques et les salles semi-anéchoïques, la norme ISO 3745 constitue souvent la référence, spécifiant des méthodes de mesure des niveaux de pression acoustique sur une surface de mesurage entourant une source de bruit (machine ou équipement).

Une telle métrologie requière des conditions de champ acoustique libre, ce qui est obtenu par la mise en œuvre de revêtements absorbants spéciaux et aussi des niveaux de bruit de fond (internes) suffisamment bas qui peuvent être obtenus par la construction d’enveloppes performantes vis-à-vis de la limitation de transmission du bruit de l’extérieur vers l’intérieur d’une salle d’essais, tant aérien que solidien (parfois les parois de l’enveloppe doivent aussi s’opposer à la propagation du bruit vers l’extérieur si les test portent sur une source de bruit de forte puissance acoustique).

ITS propose des moyens d’insonorisation industrielle dédiés aux bancs d’essais et salles de mesures (parmi lesquels: des souffleries aéro-acoustiques): revêtement à haute absorption acoustique plan ou non plan (dièdres), panneaux d’isolation acoustiques pour la construction d’enceintes démontables, bloc-portes acoustiques sont des composants habituels de tels projets pour ITS.

 
085 salle anechoique
salle anéchoïque
(R&D en acoustique)
La réalisation de salles de mesures acoustiques et de bancs d'essais insonorisés est une des spécialités de ITS.

Qu’il s’agisse de la protection des travailleurs vis-à-vis de l’exposition au bruit (y compris dans des bureaux), de la préservation de l’environnement vis-à-vis des nuisances sonores ou de la réalisation de moyens d’essais, ITS propose une offre complète en matière d’insonorisation industrielle, depuis l’ingénierie (si nécessaire: incluant des mesurages sur site) jusqu’à la réalisation clé en mains (en relation avec des partenaires commerciaux) de projets en France ou à l’international.

Les moyens de métrologie et de simulation en acoustique d’ITS peuvent (avec son personnel) être projetés partout en France et dans les pays limitrophes pour réaliser un diagnostic et trouver, en matière d’insonorisation industrielle dans tous les secteurs d’activité des solutions mettant en jeu des équipements d’isolation acoustique de la meilleure qualité, dont la performance est garantie, et qui sont produits par des partenaires commerciaux diversifiés, partageant tous avec la ressource humaine de ITS l’amour du travail bien fait.