Un atelier est un espace dans lequel des sources de bruit nombreuses et variées peuvent souvent être recensées: machines et centres d’usinage, lignes de production, équipements de ventilation et de dépoussiérage, travaux manuels avec des outils portatifs.

Etude Acoustique d'un Atelier
Etude acoustique d'un atelier
   

Toutes ces sources de bruit contribuent, parfois à des degrés divers, à l’ambiance acoustique des différents postes de travail, pour lesquels il y a lieu que le niveau de pression acoustique (couramment appelé niveau sonore) reste dans des limites acceptables sur le plan de l’hygiène et de la sécurité, puisque il y va de la santé de celles et ceux qui s’y trouvent pendant des périodes prolongées: les valeurs limites d'exposition des travailleurs en France sont un niveau d'exposition quotidienne au bruit de 87 dB(A) ou un niveau de pression acoustique de crête de 140 dB(C).

Le local joue, vis-à-vis de l’environnement acoustique en milieu de travail, un rôle qu’il y a lieu de ne pas négliger, puisque la présence de parois s’oppose à la propagation sonore vers l’extérieur et donc augmente le niveau sonore à l’intérieur, en relation avec le phénomène de réflexion et parfois de diffraction du son sur les parois (à l’origine du phénomène de réverbération): au champ acoustique direct (égal à celui qui serait généré dans un espace illimité) s’ajoute alors (c’est la spécificité d’un espace clos, même partiellement) un champ acoustique réverbéré.

Pour satisfaire au texte réglementaire applicable en France (l’Arrêté du 30 août 1990 relatif à la correction acoustique des locaux de travail), il y a lieu qu’un atelier ait (en tant que bâtiment) une performance acoustique intrinsèque telle que la décroissance du niveau sonore par doublement de distance à la source, mesurée selon le contexte soit dans le local vide de toute machine ou installation de production, soit après installation des machines et appareils de production atteigne au moins une valeur minimum, variable de 2 à 4 dB(A), selon sa surface au sol.

S’il ne sont pas mesurés (au minimum : avec un sonomètre) pour caractériser la situation existante, ou bien dans le cas d’un projet d’amélioration d’un environnement acoustique en entreprise (plan d’action en terme d’insonorisation), une étude acoustique d’un atelier permet de prévoir ces indicateurs (d’une part: le niveau sonore en différents emplacements du local et d’autre part la décroissance sonore spatiale) pour différents scénarios de correction acoustique i.e. en considérant des quantités plus ou moins importantes de matériaux, plus ou moins absorbants en fonction des fréquences à considérer, positionnés sur les murs et ou sous toiture (e.g. plafond suspendu avec dalles absorbantes) ou sous la forme d’écrans acoustiques.

Qu’il s’agisse de méthodes analytiques ou de simulations basées sur des tirs de rayons, une source sonore et plusieurs récepteurs sont considérés pour de telles prévisions par ITS, à l’occasion desquelles l’absorption atmosphérique n’est pas toujours négligeable pour des calculs suffisamment précis e.g. dans le cas de locaux de grandes dimensions.