ITS participera à la conception et à la réalisation d’une salle semi-anéchoïque pour des mesurages en acoustique, dans la région de Paris (France).

Il s’agira de mettre à disposition d’ingénieurs et de techniciens, dans un contexte d’essais de R&D, un environnement permettant de reproduire en intérieur des conditions de propagation acoustique ordinairement rencontrées en extérieur sur plan réfléchissant, c’est-à-dire (sauf au niveau du sol) avec des réflexions d’ondes acoustiques négligeables (dans une bande de fréquence d’intérêt choisie par les utilisateurs de la salle semi-anéchoïque).

Le contexte étant celui de l’amélioration d’un moyen de test existant, il faudra par conséquent tenir compte de l’existence de limites extérieures (e.g. murs et toiture d’un bâtiment) indépassables pour ce qui concerne la face arrière du revêtement absorbant devant être installé sur les parois verticales et en plafond, rendant utile, dans la perspective de maximiser le volume intérieur de la salle disponible pour les mesures, le recours à un absorbant d’épaisseur aussi petite que possible, et disposant néanmoins d’un coefficient d’absorption acoustique suffisamment élevé (99 % en incidence normale, tel que mesurable dans un tube à ondes stationnaires, alias tube de Kundt, définissant la fréquence de coupure) dans toute la gamme de fréquences pour laquelle la métrologie est envisagée.

Dans un tel contexte, les dièdres absorbants (coins de matériau fibreux, taillés dans la masse ou issus d’assemblages, avec dans certains cas une housse de protection) dont la performance acoustique est telle que leur fréquence de coupure est (approximativement) proportionnelle à ¼ de la longueur d’onde considérée ne constituent pas une solution idéale, puisque requérant une épaisseur importante (à la température ambiante habituelle d’un laboratoire: de l’ordre de presqu’un mètre) si la fréquence d’intérêt la plus basse est voisine de 90 Hz (e.g. lorsque la bande de fréquence de 1/3 d’octave de fréquence centrale 100 Hz est considérée).

Pour obtenir un coefficient d’absorption élevé en basse fréquence, tel que souvent requis dans une salle semi-anéchoïque comme celle envisagée dans le cadre de ce projet, il est alors préférable d’opter pour la conception d’un absorbeur multicouche, incluant :

  • une plaque mince (e.g. en acier ou en aluminium) dont la masse surfacique, la distance la séparant (à l’arrière) d’un support rigide (avec un garnissage intermédiaire [1]), les dimensions ainsi que les conditions de fixation déterminent la (basse) fréquence (en général : proche de la limite inférieure de la gamme de fréquence d’intérêt) du pic d’absorption acoustique du résonnateur ainsi constitué
  • un matériau dissipatif [1], situé à l'avant (i.e. sur lequel les ondes sonores émises par la source de bruit installée dans la salle de test sont incidentes) justifiant de propriétés d’absorption acoustique élevées en moyenne et haute fréquence, ce pour quoi une couche relativement mince peut suffire (sa surface peut alors être plane, et revêtue par une protection perforée)

Ainsi, avec une épaisseur totale qui équivaut approximativement à 1/3 de celle de dièdres de performance acoustique équivalente (cf. ci-dessus), il est possible d’obtenir un revêtement efficace dans une large bande de fréquence, satisfaisant à la fois aux impératifs d’un tel projet en matière d’absorption des sons et aux contraintes d’espace disponible pour de tels systèmes constructifs.

Cela a été prouvé à l’occasion de la réalisation d’un grand nombre de salles de mesures acoustiques (y compris : dans des souffleries aéroacoustiques) pour toutes sortes d’applications industrielles (e.g. dans le domaine automobile et spatial, ou pour des équipements électro-acoustiques), même avec un niveau d’exigence en termes de performance acoustique (e.g. pour la limitation des écarts défavorables observables sur site par rapport à la courbe de décroissance sonore en champ libre) supérieur à celui fixé par les normes en vigueur, e.g. lorsque qu’il s’agit de prendre en compte des spécifications techniques très spécifiques pour des installations de premier plan (mondial) dans le domaine de la Recherche et du Développement (i.e. de la R & D) en acoustique.

C’est donc ce principe d’un absorbeur acoustique compact à large bande qui basera la réalisation d’une salle semi-anéchoïque permettant des mesures de niveaux sonores en des emplacements spécifiés autour des matériels en essai e.g. telle qu’objet de la norme ISO 3744 (Acoustique - Détermination des niveaux de puissance acoustique et des niveaux d'énergie acoustique émis par les sources de bruit à partir de la pression acoustique - Méthodes d'expertise pour des conditions approchant celles du champ libre sur plan réfléchissant).

Dans le cas présent, il s’agira de drones, dont un leader mondial du marché a sollicité ITS pour la modernisation d’une salle de test (études d’ingénierie, préparation de plans, construction et installation) dans laquelle l’éclairage sera lui-aussi remplacé, l’intégration de luminaires spécialement prévue pour ne pas dégrader la qualité acoustique de la salle de mesures faisant partie du périmètre des travaux, au terme desquels une anéchoïcité du meilleur niveau sera obtenue grâce à l’expérience de ITS et de ses partenaires commerciaux pour de telles réalisations, qu’il s’agisse de mises à niveau de salles anéchoïques et semi-anéchoïques (comme dans le cas présent) ou de la construction de salles neuves.

[1] fibreux e.g. laine minérale ou de polyester, ou mousse

Acoustique des salles d'essais

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