L’acoustique architecturale vise à la mise à disposition d’espaces dans lesquels le confort auditif des occupants est pris en compte en tant que composante fondamentale de la qualité de nombreux édifices.

Comme leur raison d’être est d’offrir des conditions optimales pour la parole, le chant et/ou la musique, des salles de spectacle e.g. théâtres, des salles de concert et de cinéma, des cabarets, des opéras, des auditoriums, mais aussi des dancings et des discothèques sont souvent l’objet d’études en matière d’acoustique architecturale (quand il ne s’agit pas de bars ou de pubs, qui sont périodiquement concernés eux aussi).

La limitation de la transmission sonore constitue souvent une problématique importante à considérer à l’intérieur de tels bâtiments e.g. dans le cas de salles de projection contigües (de manière à conserver à chaque salle l’ambiance sonore propre à un film que le spectateur a choisi, sans la pollution sonore qui serait liée à la diffusion d’une autre bande son dans une salle voisine) ou vis-à-vis de l’extérieur e.g. dans le cas de la limitation du bruit des établissements diffusant de la musique amplifiée.

De plus, la maîtrise de la réverbération de tels locaux est toujours un enjeu majeur lorsqu’il s’agit d’optimiser l’ambiance acoustique résultant de la présence d’une ou plusieurs source(s) sonore(s), des conditions de propagation des sons et d’auditeurs.

Le temps (la durée) de réverbération est souvent un indicateur fondamental de leur qualité acoustique (dès lors qu’il s’agit de lieux musicaux, pour les conférences ou l’enseignement ou de salles sportives) et est de ce fait alors borné(e) en fonction de la destination de l’espace i.e. selon les activités qui y prennent place (en relation avec parole, chant et musique, instrumentale ou non).

Pour les espaces vis-à-vis desquels les exigences en terme d’acoustique sont les plus prégnantes, il est fait usage d’indicateurs de performance plus spécifiques e.g. clarté à 50 ou 80 ms (C50, C80), temps de décroissance précoce EDT (Early Decay Time), critère d'intelligibilité normalisé STI, temps central TS, définition D50, force sonore G, efficacité latérale (LF et LFC).

ITS dispose des moyens de calcul permettant la prévision de ces indicateurs de performance en matière d’acoustique architecturale de tels espaces.

Pour d’autres locaux, en prenant en compte les besoins plus ou moins spécifiques en matière de limitation du bruit et de confort acoustique liés à la durée de séjour des occupants et à leurs activités, le rapport entre surface d’absorption équivalente et volume peut faire l’objet d’une spécification dans le cadre d’un projet (e.g. en référence à une norme d’application non obligatoire) en relation avec le groupe d’espaces à considérer (selon la classification de cette norme).

ITS peut aussi effectuer une mission d’ingénierie en matière d’acoustique architecturale pour de tels locaux.

Par ailleurs, la décroissance du niveau sonore par doublement de la distance à la source (taux de décroissance sonore spatiale) peut dans certains cas être un indicateur pertinent de la qualité acoustique de locaux tels que des bureaux (individuels, collectifs, ou paysagers) et des espaces associés (salles de réunions, espaces de détentes, restaurants) ou bien d’autres locaux de travail tels que des ateliers et halls de production.

ITS peut également utiliser ses outils de prévision en matière d’acoustique architecturale pour de tels locaux, aux fins de vérifier leur conformité aux textes de références, et le cas échéant, élaborer des solutions techniques permettant l’amélioration de leur habitabilité vis-à-vis de toutes les considérations liées à l’insonorisation.