La correction acoustique des locaux de travail et d’autres espaces de vie des bâtiments est une spécialité d’ITS, qui dispose d’une grande expérience pour de nombreuses applications.

En relation avec des textes réglementaires et des normes, cela consiste à mettre en œuvre (sous différentes formes e.g. plafond suspendu acoustique, revêtement absorbant mural, claustras, baffles et éléments absorbants suspendus) des matériaux absorbant les sons, en qualité, en quantité et en localisation satisfaisant aux objectifs et aux contraintes spécifiques de chaque projet: performance acoustique, mais aussi, et suivant les contextes: légèreté et possibilités de fixation sur les supports disponibles, résistance à l’humidité, à l’oxydation, nettoyabilité, fonction décorative …

S’agissant de locaux de travail

La correction acoustique vise, pour de telles applications, à réduire la réverbération du bruit sur les parois lorsque celle-ci doit augmenter notablement le niveau d’exposition sonore des travailleurs:

  • l’Arrêté du 30 août 1990 réglemente la décroissance du niveau sonore par doublement de distance à la source dans les locaux (ateliers, installations de production) où doivent être installés des machines et appareils susceptibles d’exposer les travailleurs à un niveau d’exposition sonore quotidienne supérieur à 85 dB (A), qu’il s’agisse d’un local vide de toute machine ou installation de production ou bien d’un local après installation des machines et appareils de production
  • la norme NF S 31080 (qui n’est pas d’application obligatoire) fixe des niveaux et critères de performances acoustique par type d’espace pour les bureaux (individuel, collectif, paysagé) et les espaces associés( salle de réunion / de formation, espace de détente, restaurant): durée de réverbération et taux de décroissance spatiale (selon les cas)

S’agissant de locaux dans des établissements d’enseignements

La correction acoustique vise, pour de telles applications, à limiter le bruit dans les écoles maternelles et élémentaires, les collèges, les lycées, les établissements régionaux d’enseignement adapté, les universités et établissements d’enseignement supérieur, général, technique ou professionnel (publics ou privés), en imposant des limites de durée de réverbération:

  • l’Arrêté du 25 avril 2003 réglemente les locaux d’enseignement, ou d’activités pratiques, les administrations, bibliothèques, centres d’information et de documentation, salles de musique, salles de réunion, salles des professeurs, locaux médicaux et infirmeries, salles polyvalentes, salles de restauration

S’agissant de locaux dans des établissements de santé

La correction acoustique vise, pour de telles applications, à limiter le bruit, en imposant des limites de durée de réverbération:

  • l’Arrêté du 25 avril 2003 réglemente les salles de restauration, les salles de repos du personnel, les locaux publics d’accueil, les locaux d’hébergement ou de soins, les salles d’examen ou de consultations, les bureaux médicaux ou soignants, les locaux et circulations accessibles au public

S’agissant de salles sportives

La correction acoustique vise, pour de telles applications, à diminuer le bruit:

  • la norme NF P 90207 fixe des valeurs maximales admissibles pour la durée de réverbération (en fonction du volume) et des valeurs de décroissance du son dans l’espace (en fonction de la superficie) pour des salles réservées à la pratique de certains sports: gymnastique, athlétisme, volley-ball, hand-ball, basket-ball, tennis, escrime, tennis de table

S’agissant d’établissements d’accueil d’enfants de moins de 6 ans

La correction acoustique vise, pour de telles applications, à réduire les niveaux sonores ambiants:

  • il n’y a en France ni texte réglementaire ni norme, mais toutefois un large consensus vis-à-vis de la durée de réverbération des atriums, salles de jeux - et d’activité - des différentes sections, locaux de sommeil, bureaux, locaux médicaux, salles réservées au personnel, halls et cages d’escaliers susceptibles d’être traversés régulièrement par des enfants

S’agissant de restaurants, de bars, de lieux avec diffusion de musique amplifiée

La correction acoustique vise, pour de telles applications, à améliorer le confort sonore:

  • il n’y a en France ni texte réglementaire ni norme mais toutefois un large consensus vis-à-vis de la durée de réverbération

S’agissant d’opéras, de théâtres, de cinémas, de salles de concert

La correction acoustique vise, pour de telles applications, à ajuster, vis-à-vis de besoins dont l’évaluation est d’une grande complexité, de nombreux indicateurs de performance :

  • (en plus de la durée de réverbération) clarté à 50 ou 80 ms (C50, C80), temps de décroissance précoce EDT (Early Decay Time), critère d'intelligibilité normalisé STI, temps central TS, définition D50, force sonore G, efficacité latérale (LF et LFC).