L’amélioration de l’acoustique d’un restaurant pour la limitation du bruit est souvent une nécessité, au vu des inconvénients que présente (sinon) la situation résultant de l’absence de précautions particulières en matière de confort sonore.

Cela n’a pas échappé au fin observateur de la vie quotidienne en Europe de l’Ouest au 20ème siècle (mais le début du 21ème est-il si différent de ce point de vue ?) qu’a été Georges Simenon, lequel l’a si bien retranscrite dans ses nombreux romans.

« La rumeur qui emplissait le grill, les bruits de vaisselle, de couteaux, de fourchettes, le murmure des conversations, les rires et la musique qui venait de la grande salle l’empêchaient d’entendre. »

Cet extrait du livre « Le revolver de Maigret », écrit à Shadow Rock Farm, Lakeville (Connecticut) en Juin 1952, décrit, à propos d’un lieu que le récit situe à Londres (et évidemment, infiniment mieux que l’auteur de cet article ne saurait le faire : ce dernier s’abstiendra donc ici de tout ajout concernant la description des symptômes d’une qualité acoustique insuffisante pour un espace tel qu’un restaurant) ce qui peut, couramment, être observé lorsque le nécessaire n'a pas été fait en matière de confort acoustique.

Pourquoi faut-il envisager une amélioration de l’acoustique d’un restaurant pour la limitation du bruit ?

Car pour un tel espace - cela est vrai aussi pour les cafétérias, les lieux de restauration rapide, les salles de dîner dans les hôtels, et les salles de restauration collective (cantines, restaurants universitaires, restaurant d’entreprises), l’enjeu est de créer un environnement suffisamment calme pour permettre aux occupants de se restaurer (c’est bien de cela dont il s’agit, lorsque l’on est dans un restaurant !), i.e. selon la définition du dictionnaire Larousse, de « reprendre des forces en mangeant ».

Il va de soi que certaines conditions d’ambiance sont requises pour permettre la détente dont il est souhaitable qu’elle soit associée à ce moment particulier qui rythme nos journées, et pour que, quand elles ont lieu d’être (il n’est pas interdit de déguster son repas en silence, surtout si l’on est, intentionnellement ou pas, seul à table, à savourer un plat particulièrement réussi), des conversations à voix normale puissent être tenues.

A ces fins, la maîtrise des phénomènes de réverbération - illustrée par une valeur suffisamment basse de l’indicateur de performance qu’est le temps (on dit aussi « durée ») de réverbération - est primordiale, dans le contexte d’une amélioration de l’acoustique d’un restaurant pour la limitation du bruit, car sans elle :

  • il n’y a pas de modération des niveaux sonores ambiants - car ils sont (trop) amplifiés par la présence d’un champ acoustique réverbéré (due à présence d'un sol, de murs et d'un plafond ou un toit qui réféléchissent les ondes sonores) qui se superpose au champ acoustique direct lié aux sources sonores mentionnées plus haut -
  • il n’y a pas d’intelligibilité suffisante de la parole (ni de la musique d’ailleurs, quand il y en a)
  • il n’y a pas de limite à l’escalade verbale conduisant chacun à essayer (mais cela est souvent contreproductif) de se faire mieux entendre - pour être complet, il faut dire que l’effet Lombard, aussi vulgairement appelé « effet cocktail » est un phénomène faisant intervenir une modification de la prononciation humaine (fréquence fondamentale, volume sonore, articulation, allongement des voyelles) pour compenser la présence de bruits environnant –

Pour bien faire (vis-à-vis des problématiques de réverbération), il faut que soient installés des matériaux :

  • en qualité appropriée (i.e. justifiant d’un coefficient d’absorption acoustique aussi proche que possible de 100 %, surtout dans la gamme de fréquence correspondant aux bandes d’octave de fréquence centrale 500 Hz, 1000 Hz et 2000 Hz voire aussi – c’est encore mieux – plus bas et plus haut en fréquence e.g. respectivement dans bandes d’octave de fréquence centrale 250 Hz et 4000 Hz)
  • en quantité suffisante : cela dépend du volume du local, et de sa géométrie (e.g. hauteur sous plafond, surface totale des parois)
  • avec une répartition suffisamment homogène : dans une salle de restaurant de grande hauteur, le meilleur des plafond suspendus acoustique (s’il peut être utile, voire : nécessaire) ne s’avérera pas toujours suffisant si aucun revêtement absorbant mural n’est installé par ailleurs, alors qu’il est souvent requis

De plus, en terme d’amélioration de l’acoustique, la limitation de la propagation des bruits (e.g. d’une table vers les tables voisines) est souvent une problématique importante, et elle ne doit donc pas être négligée : le recours à des claustras (écrans verticaux, permettant de créer des séparations dans l’espace que constitue une salle de restaurant e.g. entre des groupes de tables) est souvent approprié.

Le mieux est, bien sûr, que de tels dispositifs d’insonorisation soient constitués avec des matériaux à même de contribuer (du fait de leur aptitude à absorber les sons) à la limitation de la réverbération dans le restaurant.

ITS a participé à l’amélioration de l’acoustique d’un restaurant pour la limitation du bruit dans la région de Paris (France). Il s’est agi d’une cantine, pour laquelle ITS a commercialisé des claustras à haute absorption acoustique.