L’acoustique des locaux de travail doit être prise en compte pour limiter l’exposition au bruit des travailleurs: halls de production, ateliers, bureaux (a fortiori si paysagers: on parle alors d’espaces ouverts ou d’open spaces) doivent présenter des caractéristiques minimales pour limiter la réverbération du bruit sur les parois, laquelle est sinon souvent à l’origine d’un trop fort accroissement des niveaux sonores et d’un inconfort pour les occupants (quand ces derniers ne sont pas en situation de traumatisme auditif).

Acoustique prévisionnelle pour les locaux de travail
Acoustique prévisionnelle pour les locaux de travail
   

Des méthodes d’acoustique prévisionnelle e.g. analytiques ou basées sur des tirs de rayons permettent d’évaluer la performance de tels locaux, notamment en relation avec les propriétés d’absorption, voire dans certains cas: de diffraction des sons des différentes surfaces (notamment: sol, murs et cloisons, plafond et sous-toiture), et, en cas de grands volumes, en considérant l’effet de l’absorption atmosphérique.

Parfois, le temps de réverbération constitue une exigence technique (c’est le cas d’un bureau ou d’espaces associés), mais dans la plupart des cas, la décroissance spatiale du son est un critère majeur de qualité de l’environnement sonore.

La décroissance du niveau sonore par doublement de distance à la source dans un espace de travail DL2 (selon le cas: vide de toute machine ou installation de production ou après installation des machines et appareils de production) est évaluée en considérant des positions plus ou moins éloignées d’une source de bruit, tout comme l'amplification du niveau de pression acoustique DLf.

Souvent en fonction de la surface au sol du local, des valeurs d’objectif doivent être prises en compte – en général, en France: pour se conformer à l’Arrêté du 30 août 1990 qui est applicable à la construction ou à l’aménagement des locaux de travail visés à l’article R. 235-11 du code du travail, où doivent être installés des machines et appareils susceptibles d’exposer les travailleurs à un niveau d’exposition sonore quotidienne supérieur à 85 dB (A) ou bien, sinon, dans le cas de bureaux et d’espaces associés pour lesquels la norme NF S 31080, laquelle prévoit différents niveaux de performance acoustique, est applicable -.

Les parois des locaux de travail doivent souvent recevoir une correction acoustique, c’est-à-dire être revêtus de matériaux justifiant de propriétés d’absorption des sons.

Les propriétés acoustiques spécifiques de ces matériaux, ainsi que l’emplacement et la quantité qu’il est nécessaire de considérer pour chacun d’entre eux constituent alors des données de sortie d’une étude d’acoustique prévisionnelle d’un espace de travail.

Selon le cas, la durée de réverbération ou la décroissance du niveau sonore par doublement de distance à la source, également appelé taux de décroissance (sonore) spatiale, peut dans le cadre d’un projet confié à ITS, faire l’objet d’une garantie de résultat après travaux, et être vérifiée sur site selon les normes de mesure en vigueur, en utilisant un générateur de bruit et un sonomètre.